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L'artiste

Philippe RAMETTE

Philippe RAMETTE

Né en 1961
Études à la Villa Arson de Nice
Vit et travaille à Paris
Représenté par la galerie Xippas à Paris

Nommé au prix Marcel Duchamp en 2004

Sculpteur, performeur, Philippe Ramette reste avant tout un expérimentateur qui, dans les objets qu’il crée aussi bien que dans les photographies où il se met en scène, invite le spectateur à élargir son horizon et à développer une vision distanciée face au monde.
Ainsi, dans ses « objets » – prototypes aux fonctions insolites –, dont l’artiste teste l’utilisation avec son propre corps, se lit la volonté d’allier expérimentation physique et relation conceptuelle au monde, comme on le constate dans l’Objet à voir le monde en détail (1989) ou le Point de vue individuel portable (1995).
À l’instar de son aînée Rebecca Horn, Philippe Ramette emploie des prothèses, des harnais et autres appareillages corporels afin de scénographier les nouvelles pratiques de son rapport au monde. Ces instruments, autant soutiens que contraintes, forcent le corps à se contorsionner, voire à se mettre à mal, pour produire une image, non truquée, et parfaitement irréaliste.
Les titres, comme souvent chez Ramette, ont un rôle important : ils agissent de façon, descriptive, prescriptive ou alors simplement ironique. Ainsi, dans Socle rationnel. Hommage à la mafia (2002), Philippe Ramette s’affiche comme une victime de la mafia scellée dans un bloc de ciment. À cette action criminelle, la réponse de Ramette se veut rationnelle ; en outre, ce ne sont pas de simples pierres mais bien un socle que l’artiste choisit comme objet du délit. Dans Exploration rationnelle des fonds sous-marins : le contact (2006), l’artiste examine la mer de façon techniquement rudimentaire – en apparence – mais singulièrement poétique. L’accent est mis ici sur le caractère scrupuleux des investigations de l’artiste ; pourtant tout revêt un caractère surréaliste, étrange.
La photographie, qui n’était au début qu’un instrument d’étude, est peu à peu devenue – et ce, grâce à la complicité du photographe Marc Domage – une manière de garder une trace des moments de cette mise à l’épreuve de l’artiste – une façon en somme de témoigner qu’il n’y a pas de barrière ni à notre corps ni à notre imagination.

H. C.

Expositions (sélection)

2009
Photoespaña, Institut français, Madrid.
Institut français, Tokyo.

2008
Gardons nos illusions, MAMCO, Genève.
Philippe Ramette. L’art en direct, Boulogne-Billancourt.
Philippe Ramette, Domaine départemental de Chamarande, France.

Artiste Philippe RAMETTE