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L'artiste

Gilles BARBIER

Gilles BARBIER

Né à Port-Vila au Vanuatu (anciennes Nouvelles-Hébrides) en 1965
Vit et travaille à Marseille
Représenté par la galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois à Paris et la galerie Taché-Lévy à Bruxelles

Rencontre avec l'artiste dans son atelier - 2005

L’œuvre complexe de Gilles Barbier, d’une luxuriante diversité, s’articule autour d’une multitude de supports. Sculptures en matières organiques ou artificielles, gouaches, dessins, peintures et autres objets constituent un langage artistique à la fois hétérogène et cohérent, proche d’un univers rabelaisien. Utilisant souvent la métaphore du langage, Gilles Barbier compose un fascinant dispositif hypertextuel articulé autour des principes du doute, de l’ambivalence et des sens multiples. Profondément plastique et prolifique, son travail interroge les postulats de la connaissance et de la représentation. Véritable projet de déconstruction et de reconstruction, il s’articule autour du questionnement, explore les cheminements de la raison, les chevauchements d’idées, les interactions. Chargé de symboles sophistiqués ou parfaitement inconsistants, il fait éclater la linéarité du récit et propose une lecture modulaire de l’espace et du temps.

Gilles Barbier inscrit son travail dans le réel et se nourrit de disciplines aussi diverses que l’esthétique, l’histoire, les arts plastiques, la psychanalyse, la philosophie, les sciences et la bande dessinée : « J’essaie d’alcooliser le langage ; j’essaie de le bourrer, de le faire brouter, de le mâchouiller. Dans mes dessins ou mes sculptures, j’aime l’idée d’émulsion. » Il a créé une entière galerie de super-héros fatigués et de clones, qu’il habille et qu’il met en scène avec humour dans des installations composites où tout s’organise dans un joyeux délire : l’excès, l’imagination, le rire et la dérision, mais aussi la profondeur et la noirceur du monde : « ... de façon très embryonnaire, j’ai voulu mettre en place une stratégie qui serait celle du jeu de l’oie. […] J’avais fabriqué un petit personnage que je déplaçais chaque jour afin de savoir à quoi j’allais dépenser mon temps et mon énergie au quotidien. […] La seule façon d’avancer s’est imposée à moi par le clonage de façon théorique. J’ai donc voulu mettre en place une représentation fidèle à cette idée d’“identique différent”. »

Olivier Grasser


Expositions (sélection)

2010
Arrêtez d’essayer de me comprendre, Villa Arson, Nice.

2009
Banana Riders, Galerie Georges-Philippe & Nathalie Vallois (Project Room), Paris.
La Patinoire, Villa Arson, Nice.
La Force de l’art 02, Grand Palais, Paris.

2008
Le Cockpit, le Vaisseau. Ce que l’on voit depuis le hublot, Espace Claude Berri, Paris.
Gilles Barbier, Galerie Taché-Lévy, Bruxelles.

2006
Gilles Barbier, Carré d’art, Musée d’Art contemporain de Nîmes.
La Force de l’art, commissaire : A. Tronche, Grand Palais, Paris.

Artiste Gilles BARBIER